Entrepreneuriat : Mes 5 remèdes pour faire face à la peur

Toi aussi, tu la connais… la meilleure ennemie de l’entrepreneu-e ? Oui, tu sais, celle qui te donne des sueurs froides, affole ton esprit, voire, te fait perdre tes moyens ? Oui, tu sais, celle qui prend bien des visages, bien des chemins, bien des noms. La peur.

 

Aux élans créatifs et enthousiastes succèdent les moments de doutes intenses et la peur de l’avenir…

En 2019, j’ai vécu des expériences extraordinaires, relevé des défis qui me semblaient fous quelques mois auparavant, grandi et appris sur moi, plus que jamais.

En 2019, j’ai laissé mes envies me guider mais j’ai laissé bien trop de place à la peur. Une peur qui n’apporte rien d’autre que des heures à noyer mon esprit tétanisé devant Netflix. Ne plus penser. Ne plus anticiper. Anesthésier ma tête pour quelques heures de répit.
 
Parce que la réalité de l’entrepreneur-e, elle est là aussi. Au-delà des projets enthousiasmants, des belles rencontres, des leçons apprises, la peur est une de nos plus fidèles compagnes. Elle nous tient éveillé-e-s la nuit, noue nos estomacs, fait couler les larmes. Oh combien de larmes fait-elle couler, la peur !
 
Pourtant, elle peut s’apprivoiser… pas être éliminée, mais être mieux vécue. 
 
J’ai envie, aujourd’hui, de partager avec toi mes meilleurs “remèdes” contre la peur. J’espère qu’ils pourront t’inspirer et t’aider à ton tour.
 
 

Remède n°1 : Ecrire (bien sûr !)

Haha c’est pas vraiment une surprise, hein ! Mais écrire reste mon premier réflexe. Un mal-être, un blocage, une peur ? Je dégaine carnet(s) et stylo(s).

L’écriture automatique est mon meilleur outil pour sortir mes idées noires de ma tête. Sur le papier, je me lâche. Les mots sortent comme ils veulent, je ne les retiens pas. Je me défoule sur ma page, mes larmes se mêlent parfois à l’encre, d’autres fois, ce sont les ratures et les majuscules tracées rageusement qui crachent mon venin intérieur.  

Après de tels moments d’écriture, je me sens toujours apaisée. Fatiguée, il m’est même arrivé d’aller faire une sieste ensuite, pour recharger mes batteries. Au-delà de l’effet cathartique de l’écriture, il arrive toujours un stade où je passe de “je vide mes émotions sur le papier” à “qu’est-ce que je fais maintenant ?”. C’est magique et systématique.

L’écriture introspective n’est pas seulement une pratique pour vider ce qu’on a sur le coeur mais aussi un formidable moyen de trouver des solutions et de passer à l’action pour sortir la tête de l’eau.  

Remède n°2 : Ma Tribu

Mon deuxième remède, c’est eux : mes proches, mais surtout mes tribus d’entrepreneur-e-s et d’artistes.  

Des personnes au coeur en or, toujours prêtes à rassurer, remonter le moral, donner un coup de main ou être là… juste là.   Le meilleur choix que j’ai fait, en devenant indépendant-e, ça a été de m’entourer de personnes de confiance, positives, ambitieuses.

Certaines me ressemblent, nous partageons la même sensibilité, d’autres sont vraiment très différentes de moi, dans leur énergie, dans leur façon d’être. Et j’adore ça ! Depuis l’adolescence, je m’entoure de personnes aux tempéraments très variés. Cela m’enrichit, j’aime être bousculée par la différence et cocoonée par la ressemblance. Et de cette diversité, je tire une force incroyable.  

Je suis très attentive aux personnes que je laisse entrer dans ma vie. Avoir un socle commun de valeurs fondamentales est une base non-négociable pour moi. Le non-jugement et une vision semblable de l’éthique, en particulier, sont indispensables.  

Grâce à Internet, j’ai rencontré des personnes formidables, aux quatre coins de la France, mais aussi ailleurs dans le Monde. Internet a transformé nos modes de vie et la facilité à créer des liens avec des gens, qu’on n’aurait jamais rencontrés autrement, est un des aspects que je préfère dans notre monde hyper connecté.

Grâce à Internet, j’ai rencontré mes amies toulousaines. Eh oui ! bien qu’habitant la même ville, c’est sur les réseaux sociaux que nous avons commencé à faire connaissance, avant de nous rencontre IRL. De belles amitiés sont nées, de belles collaborations aussi… et l’entraide, toujours, indéfectible.  

Remède n°3 : Un ancrage positif

Nous ne pouvons pas éviter la peur, bien sûr. Et ce n’est même pas souhaitable ! La peur nous aide à être vigilant-e-s, à nous protéger, à prendre les bonnes décisions pour nous. Jusqu’à un certain point.

Dans mon cas, elle a (trop souvent, à mon goût) ressemblé à un puits sans fond, sans espoir. Trop souvent, elle a pris le pas sur mon optimisme légendaire. Oh bien sûr, c’était par vagues, entre deux super projets, entre deux bonnes nouvelles. Comme si elle m’attendait au tournant, à chaque fois. Comme un rappel à l’ordre : “réjouis-toi et profites-en car je ne suis jamais loin…”  

J’ai fini 2019 lessivée, émotionnellement éreintée. Et j’ai pris une décision : jamais plus je ne vivrai ça.

Si je sais que la peur est une émotion parmi tant d’autres, et qu’à ce titre, elle fait partie de ma palette de ressentis humains, je ne veux plus me rendre malade, ou faire des insomnies d’angoisse, ou encore procrastiner sur ce qui est important pour moi et mon activité.

En 2020, j’ai choisi comme Mot-Compagnon “Curiosité” parce que, pour moi, c’est le meilleur remède contre la peur : en réfléchissant et en agissant avec curiosité, je change ma perspective et ce qui me tétanisait devient terrain de jeu. En un peu plus un mois, j’en vois déjà les résultats bénéfiques. La peur n’a pas disparu mais je la vis, je la traverse beaucoup mieux. Je l’accepte mais je ne la laisse plus me paralyser. Je prends de plus en plus l’habitude de faire appel à mon Mot-Compagnon pour me rebooster.

C’est mon ancrage à moi. Ce tout petit mot “Curiosité” m’apaise, me rend le sourire. Il me reconnecte à ma sécurité intérieure. Tant que j’avancerai avec curiosité, tout ira bien parce que je serai en mouvement, ouverte aux opportunités, aux apprentissages.  

Remède n°4 : Me faire accompagner

Depuis le début de mon activité, j’ai eu plusieurs coachs, suivi plusieurs programmes en ligne, selon mes besoins du moment. C’est important pour moi.

En effet, me faire accompagner par un-e professionnel-le m’aide à prendre du recul, à changer de perspective, à relativiser, à me poser pour réfléchir et agir en conscience (au lieu d’être en réaction sans arrêt, ce qui, chez moi, est une des manifestations de la peur : faire, faire, faire pour ne pas trop penser).  

Me faire accompagner par un-e pro, c’est aussi investir en moi, en mon activité, me donner les moyens de réaliser mes rêves. En substance, c’est dire F*** à la peur, me prouver que je me fais suffisamment confiance, que j’accorde de la valeur à mes projets. Me faire accompagner m’a permis de surmonter les obstacles les plus importants : ceux dans ma tête. En comprenant mieux mes mécanismes de résistance et, surtout, en trouvant des solutions pour les lever ou les contourner, j’ai pris confiance, j’ai expérimenté cette phrase typique du développement personnel : “j’ai toutes les ressources en moi”. Facile à dire, plus compliqué à intégrer.  

C’est d’ailleurs ce travail que je fais avec mes client-e-s, par rapport à l’écriture : les accompagner à trouver les ressources en eux pour écrire, y prendre plaisir et publier avec fierté. Tout comme mes client-e-s font appel à moi pour les aider à débloquer et à déployer leur écriture, il me semble normal d’avoir recours, moi aussi, à des professionnel-le-s qui vont m’aider à résoudre les problèmes auxquels je suis confrontée dans mon parcours entrepreneurial.  

Remède n°5 : Bouger

Ca fait vraiment “conseil bateau”, je sais.

Cela dit, depuis que je l’applique, mes accès de peur sont amoindris. Quand je sens l’anxiété monter, je me lève et je fais quelques pas. Si je peux, je sors marcher. Sinon, je bouge chez moi. Je danse, je vais me rafraîchir le visage, je vais prendre l’air sur le balcon. Bouger me permet d’évacuer la tension accumulée dans mon corps et m’éclaircit les idées.

Je travaille aussi beaucoup en extérieur : prendre mon sac-à-dos (mon bureau nomade 😉) et aller au co-working ou dans un café, même seule, me fait toujours du bien. J’aime être entourée de monde, surtout quand mon humeur n’est pas au beau fixe. Je suis une pure extravertie : j’ai besoin d’être dans le monde pour me ressourcer. Si je reste seule chez moi plus de 2 jours d’affilée, je me sens mal.

Mais le top, c’est quand même quand je retrouve mes amies entrepreneures pour une session de travail ensemble. (comme c’est le cas au moment où j’écris cet article, aux côtés de ma copine Stéphy !)  

Bouger aère la tête et chasse les idées noires, comme le vent chasse les nuages. (poésie, quand tu me tiens…)

Le sujet de la peur revient très souvent dans les discussions entre entrepreneur-e-s. Nous n’avons pas le choix : elle fait partie de notre quotidien. Mais nous pouvons toujours choisir comment la traverser, et mettre en place des garde-fous pour essayer de ne pas perdre pied.  

Et toi ? Quels sont tes remèdes anti-peurs ? 

Sofia

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