3 leçons tirées du lancement de ma formation en ligne

Salut à toi !

Mi-novembre a vu le lancement de ma première formation en ligne : “Torréfier les mots”. Un lancement riche en enseignements, compréhension et caféine. Aujourd’hui, j’aimerais partager avec toi un premier bilan de cette nouvelle étape de ma vie d’entrepreneure.

1- Choisir le bon moment pour ouvrir sa formation…

Nous avons tous connu (ou connaissons encore) le “mythe du moment parfait” : ce moment idéal, où tout sera aligné : les planètes, la Lune, l’axe de la Terre avec la météore HKA534, la couleur de nos chaussettes avec celle de notre brosse à dents, et le juste dosage de notre café…

Ce moment idéal, donc, que nous attendons pour nous lancer dans la prochaine étape de notre entreprise, dans le prochain projet assez-grand-pour-faire-peur-et-nous-emballer-en-même-temps… 

Ce moment idéal, où nos actions seront fluides, nos pensées claires, notre entourage soutenant, notre énergie au top, notre corps reposé et alerte, notre teint lisse et notre bureau rangé…

Ce moment idéal… n’est, en réalité, qu’un faux ami, le mégaphone de nos peurs : peur de l’échec, du rejet, de la réussite, de ne pas être à la hauteur, …  
Le mythe du moment parfait est un de leurs mécanismes préférés.

Nous le savons tou-te-s, n’est-ce-pas ! Pour autant, cela ne veut pas dire qu’il faut créer n’importe quoi, n’importe comment.

Pour ma part, j’ai lancé ma formation juste après avoir ouvert Le Café des Rêves, ce qui était loin d’être idéal. Avec une communauté très restreinte et peu de contenu en ligne, je partais avec de sérieux handicaps. J’ai même failli repousser le lancement, pour tout te dire. Et ça aurait été un choix raisonnable, justifié.

Mais je n’ai pas voulu. Cela faisait des mois que j’avais ce programme dans les tuyaux. Des mois que le contenu était prêt, dans ma tête, dans mes carnets. Des mois que j’attendais “le bon moment”. Je n’en pouvais plus.
Alors quand j’ai décidé, en septembre, de créer une nouvelle marque, Le Café des Rêves, j’ai choisi de lancer la formation Torréfier les Mots dans la foulée. Parce que je voulais que cette étape-là soit réglée en 2019.

J’ai donc fait mon choix en toute connaissance de cause : les conditions pour un lancement efficace, fluide et percutant n’étaient pas réunies. Mais c’était un défi personnel, et je ne voulais pas finir 2019 sans l’avoir réalisé.

“Le bon moment” est avant tout celui qui nous convient, en fonction de nos objectifs et aspirations professionnelles et personnelles. Le tout est d’avoir conscience des avantages et inconvénients à lancer une offre à cette période-là.

2- Trouver (et respecter) son propre rythme de lancement

Une fois la décision prise, il m’a fallu faire face à mes peurs et à leur autre meilleure amie : la procrastination. J’étais comme paralysée par ce projet, qui me semblait une montagne monstrueuse prête à m’engloutir. Du coup, je me suis dispersée, j’ai plongé dans toutes les distractions possibles et imaginables, jusqu’à ce que, à quelques jours de l’échéance fixée, je me rende à l’évidence : je ne pouvais plus reculer.

J’ai donc sauté à pieds joints dans le lancement. Le premier jour, j’étais tellement stressée que je m’en suis rendue physiquement malade, mon corps a complètement craqué. Deux jours après, je me suis ressaisie et j’ai continué à communiquer sur les réseaux sociaux, avec, malgré tout, le sentiment de spammer mes lecteurs. Même si j’avais trouvé une manière plus fluide de le faire, je n’étais pas super à l’aise.

Et j’ai compris une chose essentielle : si les lancements à court terme marchent très bien pour certaines personnes, ce n’est pas mon truc. Je préfère la douceur et répartir mes efforts sur une plus longue période. Je préfère aussi, tout en communiquant sur le programme lancé, aborder d’autres sujets, proposer des contenus variés.

Grace à ce lancement, j’ai appris beaucoup sur mes besoins, mon fonctionnement, mon rythme. Le plus bel apprentissage qui soit.

3- Lâcher prise et se laisser surprendre

Comme je te l’ai dit, j’ai été malade les deux premiers jours du lancement. Trop de pression mentale, trop d’enjeux émotionnels, trop d’attentes personnelles.

J’en avais oublié deux des principes fondamentaux de mon activité :

prendre du plaisir et être curieuse.

Prendre du plaisir, c’est essentiel pour moi : ce n’est qu’ainsi que je me sens pétillante, à ma place, enthousiaste. Que je donne le meilleur de moi-même, que je m’énergise, que j’y crois !

Quant à la curiosité, je la conçois comme l’autre facette de la peur. Quand je remplace la peur de créer par la curiosité, je transforme l’expérience. Je remets du jeu dans le processus. Je m’ouvre aux possibles, aux opportunités, aux apprentissages. 

Dès lors que je me suis reconnectée à ces deux principes, j’ai retrouvé de la joie à communiquer, à laisser s’exprimer ma personnalité. 

Bonus : Avoir de la gratitude

Ce n’est pas vraiment un enseignement à proprement parler, mais encore une fois, j’ai expérimenté la chance d’être bien entourée, la qualité de mon réseau, de mes amitiés. 
Lors de ce lancement, je me suis sentie choyée. Mes ami-e-s (entrepeneur-e-s mais pas que) ont relayé l’info, j’ai reçu beaucoup de messages privés d’encouragement, de mes pairs, de mes client-e-s, de mon entourage. C’est notamment grâce à ces marques d’attention et d’amitié que j’ai persévéré. 

J’ai une immense gratitude pour les personnes qui se sont inscrites à la formation, bien sûr et pour celles et ceux (en nombre !) qui m’ont soutenue. On parle souvent de la solitude dans l’entrepreneuriat, pour ma part, je ne la connais pas. Mais ceci est une autre histoire, dont je te parlerai dans un prochain article ! 

Et pour toi, comment ça se passe, la communication autour de tes services/produits ? 

Sofia
Torréfactrice de Mots

Lancement formation en ligne

2 réponses

  1. Al rubaee marina dit :

    Merci de ce partage Sofia. Je suis absolument d’accord avec ce que tu écris. Je retiens surtout la nécessité de remplacer la peur de créer par la curiosité. J’adore! Ca rend l’ensemble plus léger et plus joyeux en prenant enfin en compte la notion de plaisir et non plus celke d’obligations ! Et te lire me rend joyeuse. A distance, ta belle énergie est palpable.
    Belle et joyeuse route pour la suite Sofia !❤

  2. Je connais bien le mythe du moment parfait! Très gros mythe de l’autoentrepreneuriat 🙂
    Merci pour cet article qui donne une image réaliste de tout ce qu’on peut vivre quand on lance un événement qui nous tient à cœur; tellement d’attentes qui nous font parfois passer à côté du plaisir et de l’enthousiasme originel. C’est bon de se le rappeler 🙂

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